6 mars 2018

Le Conseil des États rejette le projet d’une taxe sur les sucres ajoutés

Le Conseil des États s’est penché le 6 mars 2018 sur l’initiative cantonale «17.308 Pour une législation fédérale sur les produits sucrés et pour une restriction de l’accès aux produits alimentaires à haute valeur énergétique», déposée par le canton de Neuchâtel. Le projet qui invite le Parlement à considérer l’introduction d’une taxe sur les sucres ajoutés a été rejeté à une forte majorité.

 

La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États a reconnu les problèmes engendrés par l’augmentation de la consommation de sucre. Cependant, la solution proposée par l’initiative ne lui paraît pas adaptée à la problématique. La commission rappelle que le Conseil fédéral entreprend des efforts visant à inciter l’industrie alimentaire à réduire la teneur en sucres ajoutés sur une base volontaire. Il faut donner le temps à ces engagements volontaires de prouver s’ils portent des fruits. Pour cette raison, l’intergroupe parlementaire NCD à renoncé à une recommandation de vote.

13 décembre 2017

La manifestation « La santé psychique des personnes âgées » a attiré un nombreux public

 Lors de la séance d’information qui s’est tenue le 13 décembre 2017, un nombreux public a assisté aux discussions sur la santé psychique des personnes âgées. Le professeur Armin von Gunten (coprésident de la SPPA, Société Suisse de Psychiatrie et Psychothérapie de la Personne Âgée), Dr Stefan Spycher (vice-directeur de l’OFSP) et Dr Thomas Ihde (président du conseil de fondation de pro mente sana) ont éclairé le thème sous différents angles et identifié les champs d’action politique pertinents.

 

Il est vrai que les personnes âgées qui souffrent de problèmes psychiques sont traitées moins souvent que les jeunes et les soins sont de moindre qualité. Différentes raisons sont à l’origine de cette lacune. Afin de faire face aux défis que pose l’évolution démographique, la politique est appelée à prendre en compte les besoins des personnes âgées lors de la planification de la structure des offres dans le domaine des soins et celui des traitements psychiatriques et psychologiques.

 

20 novembre 2017

Le dernier mercredi de chaque session est désigné comme 'Jour de la santé'

Les intergroupes parlementaires du domaine de la santé ont décidé d'intensifier leur collaboration. Le but de cette collaboration est de donner plus de poids aux sujets liés à la santé durant les sessions et de veiller à les ancrer durablement dans la politique suisse. C’est pourquoi désormais le troisième mercredi de chaque session est décrété 'Jour de la santé'. Ces journées seront consacrées à des séances traitant des thèmes spécifiques liés à la santé.

Les intergroupes parlementaires suivants s'engangent pour la promotion de la santé aux Conseils national et des États :

  • Intergroupe parlementaire pour les questions relatives à la viellesse
  • Intergroupe parlementaire Politique de la santé
  • Intergroupe parlementaire Médicine complémentaire
  • Intergroupe parlementaire Maladies non transmissibles NCD
  • Intergroupe parlementaire Santé globale
  • Intergroupe parlementaire Soins
  • Intergroupe parlementaire Santé psychique
  • Intergroupe parlementaire Rayons non ionisants, Environnement et santé
  • Intergroupe parlementaire Politique des addictions, prévention et protection de la jeunesse

13 octobre 2017

Le Conseil fédéral et le Conseil national rejettent les conseils de santé dans les publicités alimentaires

Dans sa motion 15.4075, la conseillère nationale Valérie Piller Carrard a demandé l’introduction de messages sanitaires dans les publicités alimentaires. Il est prouvé que les publicités diffusées à la télévision exercent une grande influence sur la consommation, en particulier chez les enfants. La conseillère nationale à l’initiative de la motion a demandé que les écrans publicitaires s’accompagnent de messages sanitaires afin de protéger les enfants contre l’influence de la publicité vis-à-vis des aliments peu sains, à forte teneur en graisses, en sucres ou en sel.

 

Dans sa réponse, le Conseil fédéral a souligné qu’il était important d’avoir une alimentation saine et équilibrée, en particulier pour un enfant. Il a également confirmé que les publicités pour des aliments peu sains exercent une influence négative sur la consommation des enfants. Il rejette toutefois une réglementation au niveau législatif. Le Conseil fédéral préfère s’appuyer sur le volontariat. La collaboration avec l’industrie agro-alimentaire sur des bases volontaires a déjà fait ses preuves, aboutissant par exemple à la réduction des taux de sel et de sucre dans certains aliments. Le Conseil fédéral est convaincu que la question de la publicité pour des aliments peu sains peut être également abordée et réglée en concertation avec l’industrie agro-alimentaire.

 

Le groupe parlementaire NCD a renoncé à une recommandation de vote. L’efficacité des messages sanitaires dans les publicités alimentaires n’a pas encore été démontrée.

 

Le Conseil national a rejeté la motion à une nette majorité de 134 voix contre 52. Les fractions se sont unies pour voter pour (PS, les Verts) et voté contre (partis bourgeois), avec seulement deux voix dissidentes: Christine Bulliard-Marbach (PDC FR) et Isabelle Chevalley (Verts libéraux, VD).

 


6 octobre 2017

Le conseiller aux Etats Joachim Eder soumet une interpellation sur les prestations médicales de prévention

Mi-août, le Conseil fédéral a décidé d’apporter des modifications au tarif médical TARMED à compter du 1er janvier 2018. La consultation de base est désormais limitée à 20 minutes pour tous les médecins. Cette intervention a des implications sur les prestations de prévention des médecins. C’est dans le cadre des consultations de base que le médecin aborde les sujets de prévention et de promotion de la santé avec ses patientes et ses patients. Une restriction de temps réduit fortement sa marge de manœuvre voire empêche le patient et le médecin d’avoir cette conversation importante, puisque la durée déjà limitée de la prise en charge est consacrée au traitement. Cette mesure est en contradiction avec les objectifs de la Stratégie nationale de prévention des maladies non transmissibles (MNT), qui a pour objectif d’améliorer les interfaces entre prévention et soins. Dans son interpellation 17.3678 «Tarmed et prestations médicales de prévention», le conseiller aux Etats Joachim Eder adresse des questions concrètes au Conseil fédéral à ce sujet.

 

Le groupe parlementaire NCD salue cette interpellation qui souligne une grande contradiction. Les moyens accordés à la problématique des MNT devraient augmenter, alors que dans les faits, ils font l’objet de mesures d’économie.